Je n'ai jamais cherché à dresser des chiens
- Melissa Pocock
- 24 août
- 2 min de lecture
Se souvenir de ce que les chiens ont toujours su
Je n'ai jamais cherché à dresser des chiens.
J'ai cherché à écouter.
Et quelque part en chemin, ils ont commencé à me montrer qui ils étaient vraiment,
quand plus personne ne leur demandait d'être autre chose.
Le commencement
Je n'avais pas de plan.
Je n'avais ni méthode, ni modèle, ni système.
J'avais du chagrin. J'avais le silence.
J'avais une chienne nommée Remi, restée près de moi quand tout le reste avait disparu.
Et d'une manière ou d'une autre, dans ces moments calmes où aucun de nous deux ne savait ce qui viendrait ensuite, quelque chose s'est ouvert.
Pas un programme.
Pas un protocole.
Une présence.
Le basculement
Avec le temps, les chiens ont changé. J'ai changé.
Ils allaient plus lentement. Ils s'asseyaient plus près. Moi aussi.
Aucune requête, aucune exigence — seulement être avec ce qui était, malgré cette envie tenace, à l'intérieur, que la vie soit différente.
Dans ces moments-là, la vie était exactement ce qu'elle devait être : le confort et l'inconfort mêlés, avec les chiens.
Certains ont choisi de poser leur tête dans mes mains, d'autres de s'éloigner.
Puis il y a eu ce constat.
Qu'est-ce qui était différent, dans ces moments-là ?
Moi ?
Je n'avais rien demandé.
Je ne m'y attendais pas.
Je suis simplement restée immobile.
Et ils sont venus.
L'un après l'autre, ils se sont adoucis, détendus, nos souffles et nos battements de cœur s'apaisant ensemble dans l'instant et dans l'inconnu.
Ce que j'ai compris
Ce n'était pas du dressage.
Ce n'était pas de l'obéissance.
C'était une relation.
C'était du respect.
C'était cette forme de confiance qu'on ne peut que retrouver.
Les chiens ont été mon rappel.
Et c'est là que j'ai commencé à comprendre :
La plupart des chiens ne demandent pas à changer.
Ils offrent le changement quand nous cessons de le réclamer.
Et ce faisant, j'ai répondu aux mêmes questions pour moi-même.
Rien à réparer.
Aucune pression à répondre ou à réagir autrement que ce que la réalité de l'instant appelait.
Les suppositions et les prédictions qui viraient autrefois à l'angoisse, aux nuits blanches, au besoin constant de tout élucider…
sont devenues des moments de présence partagée, de confiance, de compréhension et de lâcher-prise, pour avancer en flânant.
Un espace devient un refuge
Remidi a commencé comme un espace où les chiens pouvaient être eux-mêmes.
Mais c'est devenu autre chose :
un miroir, et le souvenir de ce que nous avons oublié.
Je ne les ai pas dressés.
Ils m'ont guidée.
Et aujourd'hui, j'essaie de tenir cet espace — un espace de présence — pour que d'autres puissent y être invités à leur tour.
✨ C'est ici que Remidi commence. Un souvenir, et une invitation à revenir à la présence, avec les chiens pour guides.




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